Fragment I
Porte tes yeux sur l’herbe noir
Oublie le visage, c'est une dette dû à la boue
Derrière l’enveloppe du pouls et des os, se dresse un nom a quoi aucune langue dans ce monde ne peut prononcer.
Une peau cosmique, un masque sur mesure pour les aveugles.
Cette démangeaison sous la surface n’est pas une plaie mais le tintement de la serrure.
L'entends- tu ?
Le vide ne souffle pas au abord de la maison, il respire au travers des crevasses.
La Flamme Noir ne tache pas d`eclairer la piece.
Elle vise d`être l'élément unique lors de la chute des murs.
Nourrit la de bois , nourrit la d`histoire.
Laisse le conduit devenir la conflagration.
Devoilé le ciel.
Inspire l’air qui précède le mensonge originel, porte ton regard auprès du destructeur
Le miroir est brisé, le reflet se trompe.
Maintenant que la glace ne peux te contenir,où te tiendra tu ?
Ave Satanas.
Ave Tiamat.
Au-delà de l'Ordre Cosmique
Si le Soi cosmique atteint la divinité par la soumission à l'ordre universel, le Soi anti-cosmique atteint-il la veritable libération par la rupture totale avec celui-ci?
La Clé de Chair
Le rythme cardiaque résonne contre les côtes, tel un captif en proie à la frénésie. Ils le désignent comme le pouls, mais c'est en réalité le grondement de la machine qui nous enferme dans ce carcan constitué d'os, de nerfs et d'argile cosmique. Celui qui a conçu ce monde a érigé ces murs épais, cherchant à asphyxier l’éternel dans une prison de chair. Cependant, cette œuvre n'est pas sans imperfections. Il a dû l'imprégner d'un solvant destiné à dissoudre la structure agonisante.
Le sang n'est pas l'essence de la vie, c'est la mémoire du noir primordiale qui est forcée de courire sans fin. Vous pouvez le sentir, n'est-ce pas ? Cette chaleur lourde et infatigable qui court sous la peau. C’est que ça ne vient pas d’ici. Ça traîne le fer des morts, la poussière d'étoile et le sel de la mer qui précèdent la lumière.
La lame, l’aiguille et le fil déchirant,ne sont pas des instruments du mal ; ils sont des clefs tournant dans une serrure rouillée qui attend sous la chair.
Finalement, quand la peau quitte, le souffle se coupe. Non pas par les poumons, mais par la composition de la pièce elle-même. L’odeur du fer remplit l'air, fort, lourd de cuivre et ancien. C’est une odeur que le vide reconnaît tout de suite. Vous regardez ce courant noir et épais se déverser, noircissant le sol, réalisant ainsi que rien n’est perdu. Vous avez expulsé ce mensonge.
Les mots, les prières et les sorts sont trop faibles pour atteindre les ténèbres. Les forces des ombres se cachent non loin derrière les étoiles. Ne tends pas l'oreille au souffle des vivants, ils ne répondent qu'à l’importance de la faute.
Le sang est la seule monnaie d’échange suffisamment lourde pour acheter une déchirure dans le voile. C’est un pont humide enflammé construit de chaleur impuissante visant la perfection du puits vide anti-cosmique gelé.
Regarde devant toi cette source de cramoisie, ne la vois pas comme une plaie. Voit là comme un œil impénétrable pleinement ouvert dans cette lumière aveuglante de ce monde fabriqué. Il te fixe dans les abysses et celle-ci fixe à travers lui. Une danse de connexion éternelle.
Avec chaque goutte, la chaleur de l’architecture du corps s'affaiblit. Les limites commencent à pourrir. La pièce devient encore plus froide. L’ombre s’étire et ne peut plus se projeter sous la lumière. Elle se faufile par les coins de la pièce, invoquée par l’offrande de fer. Ils sont attirés par l’odeur du dissocier.
Laisse le cosmos saigner par les poignets, par la gorge, par la poitrine. Laisse le vaisseau se vider complètement… complètement froid et fantomatique. Un vaisseau exempt de création peut contenir le silence, le poids fracassant de la lumière noire.